Hooverphonic à la Fête de l’Iris

Samedi passé, à l’occasion de la fête de l’Iris, Hooverphonic se produisait gratuitement en face du Palais Royal. Dans ma tête, je me dis c’est un groupe sympathique, que c’est gratuit (!!!), que c’est près du Palais, que c’est l’occasion de faire une sortie agréable avec le Nounou. Je les ai vus en 2006, je trouvais que leur prestation ne cassait pas trois pattes à un canard, mais que c’était assez plaisant. En outre, je vois qu’ils ont une nouvelle formule et qu’ils se produisent avec un orchestre ; bref je suis vraiment tentée.

Nous voilà donc partis vers le Palais. Le public est passablement chaud, le concert semble débuter à l’heure. Les membres de l’orchestre arrivent, les musiciens du groupe arrivent. Je suis satisfaite.

Et puis la voilà. La chanteuse. Le choc. La claque. Une magnifique jeune fille. Pour autant que je me souvienne, en 2006, Geike Arnaert était aussi charismatique qu’une porte de prison ; par quel prodige, alors qu’elle a sept ans de plus, est-elle devenue aussi sublime ? Point de miracle, une rapide vérification sur mon smartphone me confirme ce que je redoutais : il ne s’agit simplement plus de Geike, mais bien de Noémie Wolfs, la nouvelle chanteuse du groupe (ben oui, je ne me tenais plus au courant de l’actualité de ce groupe depuis approximativement 1999). Aussitôt Noémie sur scène, le public s’emballe. Comment dire ? Noémie Wolf dégage un aura de beauté et de splendeur (non non, je ne suis pas complètement fan). Elle est l’incarnation de la classe avec une voix d’or (j’ai dit que je n’étais pas complètement fan). Ajoutez une pincée de violons ; il ne m’en faut pas plus pour être conquise (je suis peut-être un peu fan quand même). Alors que je m’attendais à un concert sympathoche pour combler mon samedi soir, je me retrouve à sauter, crier, chanter à tue-tête de vieux airs qui agissent sur moi comme une madeleine de Proust fourrée avec des pépites de chocolat (non mais il faut écouter leur “Mad About You” agrémenté de quelques notes du Lac des Cygnes : à tomber).

En résumé, je surmégakiffe-de-la-mort la version nouvelle du groupe, dont vous pouvez avoir un aperçu sur Youtube (bien qu’en vrai ce soit teeeellement mieux… je suppose que Noémie Wolf prend de plus en plus ses marques) :)

Oblivion au BIFFF

Aller au BIFFF (Brussels International Fantastic Film Festival) m’a toujours tentée. Cette année, habitant la capitale, c’est tout naturellement que Sam et moi avons regardé l’affiche proposée. Nous nous sommes arrêtés sur Oblivion, dont le résumé était plus qu’attrayant :

« En 2073, la Terre ressemble à un gros testicule de moribond : fripée, rugueuse et déserte ; notre planète n’a peut-être pas vu les nazis débarquer de la Lune, mais elle s’est coltinée la plus grosse invasion extra-terrestre de tous les temps… Les humains ont peut-être gagné la guerre, mais ils ont perdu la Terre, et habitent dorénavant dans d’énormes satellites au milieu des nuages. Harper, réparateur de drones, est l’un des seuls à encore bouloter sur le plancher des vaches. Son taf ? Extraire les ressources vitales pour les copains d’en haut, tout en éliminant quelques bizarreries de l’évolution apparues après l’invasion des Scavs. Mais son vaisseau-boulot-dodo va être perturbé par le crash d’une navette avec, à son bord, la femme de ses rêves. Au sens littéral… L’arrivée de cette mystérieuse amazone va complètement chambouler la mission de Harper et le mener dans le repaire d’une bande de rebelles dirigés par le jeune et fringant Malcolm Beech, 102 ans au compteur. Ce dernier a d’ailleurs plein de chouettes histoires à lui raconter, du genre à remettre en question les 60 dernières années et à se faire une idée un peu plus lucide sur le destin de l’humanité… » (Résumé emprunté au site du BIFFF)

Ce film était même présenté en avant-première mondiale – oui mesdames et messieurs, une occasion pareille pour 8€, on a déjà vu plus malhonnête. Avant toute chose, je dois préciser que je n’apprécie guère Tom Cruise (c’est ma façon polie de dire que je trouve qu’il a une tête d’alouette des mers et qu’il a l’air tellement content de lui que j’ai envie de le frapper ; un peu comme Ryan Gosling, sujet que je ne développerai pas plus, au risque de me faire des ennemies). Comme le site du BIFFF a fait du bon boulot pour résumer ce film, je vais directement vous partager mes impressions.

Indéniablement, ce film est lent, lent, lent. Plus lent qu’un gastéropode qui a une glande pédieuse défectueuse. Tomtom hésite toujours une dizaine de minutes avant d’embrasser une nana, il se sent obligé de résumer pendant vingt minutes un match du Super Bowl (vous voyez, le truc pénible qui fait que toutes les séries américaines sont stoppées pendant une ou deux semaines) et il ne pige rien à la vie. Heureusement, l’ambiance second degré de la salle m’a extirpée de l’ennui : grâce aux commentaires stupides (mais bien drôles) et applaudissements lors des moments les plus ridicules (on est dans un film de science-fiction américain, ça regorge donc évidemment de lieux communs), je n’ai pas levé les yeux au ciel d’un air exaspéré une seule fois. J’ai pu rire gorge déployée et passer un bon moment. Ceci dit, le scénario est sympathique (bien que prévisible) et j’ai trouvé Oblivion visuellement très réussi (même si les images de synthèse sont parfois limites et si Tom Cruise est visuellement très naze, à mon humble avis).

En conclusion, je me suis bien amusée, je garde un délicieux souvenir de cette soirée et j’ai mis une note de 8/10 sur IMDB. L’ambiance du BIFFF a lourdement motivé cette note. J’y retournerai forcément l’année prochaine (voire demain).

Oblivion

L’argile ne sert pas qu’à faire des masques

Lorsque j’étais petite, j’ai commencé à entretenir une liaison avec l’argile. Chaque semaine, j’allais à l’atelier de Madame Serckx, argilète de ma région, où je confectionnais différents objets en terre glaise. Et puis la rapidité de la vie m’a prise dans son tourbillon et j’ai mis un terme à cette histoire d’amour. En ne l’oubliant jamais tout à fait. Jusqu’à ce que deux jolies jeunes femmes me proposent de les suivre à un cours, ce mardi. Abandonnant toutes mes tâches, j’ai renoué avec la glaise. Et j’espère que nous ne nous séparerons plus :-)

Cours de sculpture à l'atelier dart et artisanat de LLN

Définir qui nous sommes…

Qui suis-je ? C’est drôle, c’est une question que je ne m’étais jamais posée. Parce que je pensais que la réponse était une évidence : je m’appelle Marie, j’habite Bruxelles, j’ai les cheveux colorés et j’adore le vernis, j’ai quelques kilos en trop, je voue un culte à divers groupes de musique allemands, j’aime la lecture, les voyages, la photo, la cuisine et surtout mon amoureux,  j’ai fait les romanes et la linguistique. Tous ces éléments, mis bout à bout, me définissent et me singularisent. Qui suis-je ? Moi, tout simplement moi.

Pourtant, depuis que je suis diplômée, cette question a pris toute sa consistance. Qu’est-ce que je veux faire de ma vie, quel métier me permettra de m’épanouir ? Jusqu’à aujourd’hui, tous mes choix se sont fait naturellement, de l’option français-grec en humanités au choix de mes études et de mon master. Or, aujourd’hui, je dois trouver un sens à ces études.

Mon esprit vaque d’un rêve à un autre, fantasme sur l’éventail de possibilités qui s’offre à moi. Une fois, je travaille dans une librairie. Entourée d’ouvrages précieux, je guide les gens et leur conseille mes livres préférés. Ensuite, je possède cette librairie : beaucoup plus stressée, je suis ma propre patronne et je suis libre de mes choix. Peu après, je quitte mon magasin et je travaille dans une banque. Je suis dans la paperasse mais je gagne bien ma vie. Tout comme lorsque je travaille à l’hôpital, sauf que le côté social y est davantage représenté. Et si je me  dirigeais plutôt vers les métiers de l’édition ? Je serais correctrice, ou bien assistante d’édition. En fait, j’aurais sans doute dû étudier la logopédie…

Gage denterrement de vie de jeune fille.

Vieux souvenirs

Il y a peu, je suis suis allée voir mon ancienne école. Ce bâtiment, qui m’a tant fait pleurer et finalement tant fait rire. Ce bâtiment, dont la vie a continué après mon départ pour l’université.

Je m’approche de son escalier en colimaçon, auprès duquel j’aimais passer mes récréations. Je repense à toutes les fois où j’ai surfé sur le règlement, au professeur qui m’a injustement accusée de triche, à mes dessins exposés sur le mur du premier étage, à l’ascenseur dans lequel je suis restée bloquée, à l’éducateur qui m’a tant apporté et qui ne le saura jamais…

Soudain, une jeune prof arrive près de moi et me demande ce que je fais là. Elle ne sait pas que je suis une ancienne élève et apparemment, je dérange. Je gromelle que j’ai fini et que je m’en vais. Un dernier coup d’oeil vers l’école et je me retourne, un léger bleu au coeur. Je quitte ce lieu, chargé de souvenirs.

Pourtant, on m’a toujours dit qu’il n’était pas raisonnable de demander à des murs de béton froid, même immobiles et immuables, de posséder une âme.

Journée primaires (2006)

Bienvenue

Aaaaah la blogosphère… Sous ses airs enfantins, force est de constater qu’elle pousse le tout bloggeur à pratiquer son art, qu’il s’agisse du dessin, de la photographie ou de l’écriture. Voilà quelques mois (avouerais-je quelques années ?), j’ai déserté ce monde. Peu à peu, je suis devenue une consommatrice de base : je regarde, je lis, je m’inspire, sans rien partager en retour. Je me cache derrière des excuses, comme le manque de temps lié à mes études, tout en gardant l’espoir secret de revenir un jour.

Si je ne le fais pas aujourd’hui -veille d’examen ou pas-, je pense que je ne le ferai jamais. Me revoici donc, pour le plaisir des uns et le déplaisir des autres.

Tchin tchin les amis !

Cocktail de bienvenue du repas 2012 de l'asbl Espérance Revivre au Congo.